jeudi 23 février 2012

Obey the Giant !

A la fin des années 1980, Shepard Fairey (aka Obey) et une bande d'amis de la Rhode Island School of Design créent à partir de la figure du catcheur André the Giant une série de stickers et d'affiches (André the Giant Has a Posse, rebaptisée ensuite Obey Giant) qu'ils collent clandestinement par milliers sur les murs des villes américaines. C'est une des premières et des plus importantes campagnes « virales » de Street Art qui montre la capacité de force de frappe de cette nouvelle forme d'expression clandestine.



 En 1998, Shepard Fairey est menacé de poursuites par la firme Titan Sports pour l'utilisation de la marque déposée “André the Giant” , qu'il abandonne. Il décide de créer une image plus graphique de la figure du lutteur et de l'associer à un nouveau label propulsé comme une marque de fabrique, OBEY (de l'impératif « OBEIS »). OBEY Giant est né, comme une parodie de propagande associé à une parodie de la marque capitaliste. L'anecdote dit qu'il a été adopté en référence au panneau OBEY qui apparaît dans They Live, film de John Carpenter de 1988.


 De 1997 à 2003, Shepard Fairey dirige le studio BLK/MRKT Inc., spécialisé en « guérilla marketing », et travaille pour des marques comme Pepsi ou Hasbro, puis fonde l'agence de design graphique Studio Number One, et réalise de nombreuses pochettes de disques et l'affiches du film Walk the Line.


 Parallèlement à cette activité de graphiste, Shepard Fairey dessine également une série de posters anti-guerre et anti-Bush (campagne Be the Revolution), et se fait connaître du grand public en 2008 avec la création de l'affiche Hope du candidat à la présidence des Etats-Unis Barack Obama, réalisée à partir d'une photographie — l'œuvre originale sera acquise par la National Portrait Gallery de la Smithsonian Institution, à Washington, dès l'élection du président. En 2009, l'Institute of Conemporary Art de Boston lui consacre une rétrospective.









OBEY Clothing was founded on the art, design and ideals of Shepard Fairey. What started for Fairey with an absurd sticker he created in 1989 while studying at the Rhode Island School of Design has since evolved into a worldwide street art campaign, as well as an acclaimed body of fine art.


The OBEY campaign is rooted in the Do It Yourself counterculture of punk rock and skateboarding, but it has also taken cues from popular culture, commercial marketing and political messaging. Fairey steeps his ideology and iconography in self-empowerment. With biting sarcasm verging on reverse psychology, he goads viewers, using the imperative “obey,” to take heed of the propagandists out to bend the world to their agendas.


OBEY Clothing was formed in 2001 as an extension of Shepard’s range of work. Aligned with his populist views, clothing became another canvas to spread his art and message to the people. The clothing is heavily inspired by classic military design, work wear basics, as well as the elements and cultural movements Shepard has based his art career on. Through designers Mike Ternosky and Erin Wignall, Shepard works to create designs that represent his influences, ideals and philosophy.


OBEY is about variety and experience, thinking about your surroundings and questioning the purpose. Stay tuned for the next chapter, as the canvas will undoubtedly continue to change and evolve. All in the name of fun and observation. The medium is the message.
Publier un commentaire